jeudi 27 mai 2010

Déçus par Rangiroa.

L’atoll de Rangiroa est l’un des nombreux atolls formant les Tuamotu, l’un des quatre secteurs des Polynésiennes Françaises avec les Marquises, les Îles de la Société et les Îles Australes. Nous avons choisi de nous arrêter ici puisqu’il s’agit du plus grand atoll des Tuamoutu et l’endroit semblait prometteur. Un atoll est une chaine d’îles crées par les bancs de corail qui entouraient jadis une île. L’île s’est enfoncée avec le temps mais les bancs de corail sont restés et éventuellement les coraux et leurs débris ont formé des îles que les locaux appellent des motus. Il ne fait aucun doute que l’endroit est très beau avec des plages de sable, des palmiers partout et une eau si claire qu’elle ferait rougir un Bahamien. (Les Bahamas ont l’une des eaux les plus claires du monde.) Notre déception ne vient pas de l’environnement mais bien des gens de la région. Nous avons mouillé tout près du village de Tiputa et l’île à proximité contient probablement plus de touristes que de locaux. Pour cette raison, les gens de l’île sont devenus ‘’immunisés’’ des touristes et ne disent pas bonjours, ne sourient pas et, dans certains cas, ne répondent même pas lorsque l’on essaye de leur parler sur la rue. C’était vraiment un sentiment étrange que nous avons eu alors que depuis maintenant plus d’un an et demi nous avons été habitués à rencontrer des gens gentils et chaleureux partout où nous allions. La plongé en apnée était assez intéressante par contre. Tout près du bateau, nous avions des têtes de corail peuplées de poissons multicolores. Malheureusement, il y a plusieurs années El Nino à fait monté la température de l’eau de 2 ou 3 degrés et les têtes de corail ont blanchies. Un ouragan a suivit quelques années plus tard pour finir le travail. Par contre, nous avons mouillé brièvement en face du village d’Avatoru à environ 7 miles à l’ouest de Tiputa et j’ai plongé pour voir si l’ancre était accrochée correctement puisque tout ce que nous pouvions voir était des coraux. La marée descendait et le lagon, au milieu de l’atoll, se vidait par la passe créant un très fort courant. J’ai réussi à nager contre le courant jusqu’à la proue du bateau mais je ne pouvais pas aller plus loin alors je me suis laissé ramener par le courant à l’arrière du bateau où je me suis agrippé à la poigné des escaliers juste au moment ou je passais les marches. Je n’ai peut-être pas vu l’ancre mais j’ai vu, par contre, un tapis de coraux s’étendant aussi loin que je pouvais voir. Les coraux avaient la forme de grosses fleurs et la quantité de couleurs était saisissante. Normalement, à un endroit donné, les coraux offrent une palette de couleur limitée mais ici j’ai eu droit au spectre complet de l’arc-en-ciel. Le courant étant trop fort, nous ne pouvions pas rester très longtemps, et surtout pas dans l’eau, alors nous avons du nous en aller. Danielle n’a pas vu les coraux ce jour-là mais moi j’en garderai le souvenir très longtemps.