Nous sommes arrivés à l'île de Mayaguana dans les Bahamas le 4 mars 2012 en provenance de Providenciales dans les Îles Turques et Caïques (Turks and Caicos) après un passage de 55M (102 km). Ce fût un passage court et paisible et une fois que nous nous sommes acquittés des frais de $300.00 pour les droits de croisière dans les Bahamas nous avons pu commencer à profiter de ce que nous considérons être les plus belles eaux du monde.
mardi 13 mars 2012
Arrivés et repartis des Turques and Caïques.
Nous sommes arrivés à l'île de Providenciales dans les Îles Turques et Caïques (Turks and Caicos) le 3 mars 2012 en provenance de St-Thomas dans les USVI après un passage de 478M (889 km) qui nous a pris 3 jours, 3 heures et 30 minutes pour une vitesse moyenne globale de 6.3 nœuds. Nous voulions au départ rester quelques jours dans les Turques et Caïques mais étant à la merci des fenêtres météo, nous avons dû quitter très tôt le matin suivant notre arrivée. Nous avions le choix de partir immédiatement et de nous rendre à Mayaguana dans les Bahamas ce jour-là ou bien de rester un minimum d'une semaine à Providenciales en attendant que le temps se calme. Le problème est que à Providenciales le sable est si fin que l'eau turquoise est continuellement embrouillée par le sable ce qui rend le désalinateur inopérable. Passer une semaine sans faire d'eau c'est plus que ce que nous pouvons supporter et nous avons donc décidé de prendre la très courte fenêtre qui nous avions pour traverser aux Bahamas, mais non sans regrets.
mardi 28 février 2012
Sous le soleil de St-Thomas
La dernière fois que nous sommes venus à Charlotte Amalie, sur l’île de St-Thomas dans les Îles Vierges Américaines, nous avions remarqué le même phénomène; le soleil est beaucoup plus fort ici. Bien qu’il s’agisse de la même boule d’hydrogène en constante fusion thermonucléaire que nous avions à St-Martin située à seulement 100M au sud-est d’ici, on ne la ressent pas de la même façon. Lorsque nous avons marché sur le quai principal entre le quai des dinghys et le bureau du US Customs and Border Protection pour notre clearance, Galarneau nous est tombé dessus comme un sac de briques. Après avoir vécu trois ans sous les tropiques nous pensions que nous étions capables de supporter un soleil direct pour le temps d’une marche de cinq minutes mais les rayons étaient si fort que Danielle a commencé à se sentir mal et montrait des symptômes d’un coup de chaleur pendant que j’essayais de mon côté de ne pas brûler pareillement. Heureusement, nous sommes rapidement arrivés dans les bureaux très climatisés de la douane et tous s’est bien passé par la suite. Je n’ai aucune idée pourquoi l’on ressent le soleil de cette façon ici mais cette petite marche sur Crematoria nous a fait revenir en mémoire le souvenir du même évènement se produisant dans les mêmes circonstances en 2009. Je présume que le soleil très chaud est l’une des raisons pour lesquelles ces bateaux de croisières titanesques amènent leurs milliers de touristes ici sur l’île à chaque semaine.Arrivés aux USVI (encore).
Nous sommes arrivés à Charlotte Amalie sur l’île de St-Thomas dans les Îles Vierges Américaine (USVI) en provenance de Marigot sur l’île de St-Martin le 22 février 2012 après un passage de 107 miles nautiques (199 km) qui nous a pris 21 heures pour une vitesse moyenne de 5.1 nœuds. Notez que nous avons grandement sous estimé la vitesse de Chocobo pour se passage et que nous avons dû ralentir significativement afin d’éviter d’arriver en pleine nuit à St-Thomas et pour entrer dans le port de Charlotte Amalie juste après le levé du soleil. Sans le ralentissement nous aurions eu une vitesse moyenne d’environ 6.0 nœuds.Que le carnaval ne s’arrête pas.



mardi 21 février 2012
Et puis cette épiphanie?
Il est très commun chez les personnes qui quittent pour un long voyage en voilier de croire qu’un tel voyage est tellement extraordinaire qu’il changera qui nous sommes et notre vision du monde. Lors de notre retour nous n’auront plus à revenir à la vie insipide et mondaine que nous avions dans ce système de société débile qui nous est imposée de force et nous allons pouvoir, en tant que personnes super grandies et avec une perception renouvelée et renforcie du monde, attaquer de nouveaux défis auxquels nous avons jamais pensé auparavant. Si nous avons pu faire une chose si incroyable alors rien ne sera impossible pour nous. Certains autres gens ne savent pas où la vie les mènes et ont l’impression d’avoir un vide à l’intérieur et espèrent qu’un voyage de plusieurs années remplira ce gouffre. Et l’une des croyances les plus répandues est que dans notre société moderne nous avons oublié comment vivre et que les gens à l’autre bout du monde eux le savent encore. Les choses sont bien meilleures ailleurs et il nous faut y aller pour réapprendre à vivre. Nous avons fait la connaissance de centaines de bateaux durant notre voyage et tout le monde espérait en tirer quelque chose. Plusieurs allaient seulement naviguer dans les Caraïbes et revenir à la maison. Une famille, entre autre, s’est rendue jusqu’en Grenade et ont pris l’avions de retour au Canada. Ils ont réussi à écrire trois livres là-dessus! Notre arrivée en Méditerranée représentait pour environs dix de nos amis la fin de leur tour du monde et lorsque nous avons traversé l’Atlantique, nous l’avons fait aux cotés de dizaines d’autres bateaux complétant le même but. Faire le tour du monde à voile est définitivement quelque chose d’extraordinaire mais pas unique.


Finalement, qu’est-ce qui arrive après le voyage? Encore une fois, je ne peux pas dire précisément ce que nous allons faire après le voyage mais tous les gens que nous avons connus et qui sont retournés à une vie avec revenue sont retourné à leur métier d’origine. Les enseignants enseignent, les pêcheurs pêchent, les policiers policent et les ingénieurs font de l’ingénierie. Comment ce fait-il qu’ils n’ont pas fini avec une nouvelle vie? La réponse est en fait assez simple. Notre société est bâtie sur un cadre et une structure qui ont évolués depuis très longtemps et est maintenant très résiliente et en grande partie extrêmement difficile à contourner. Lors que nous sommes partis pour faire le tour du monde, nous avons dû nous déconnecter, à tout le moins en partie, de ce système et ce fut assez difficile à faire. C’est incroyable combien de racines nous avons d’enfouies dans le système sans que nous le sachions. Ce système est le seul dans lequel nous puissions faire de l’argent et conséquemment nous devons réintégrer le système, reconnecter nos signaux d’entrée/sortie dans la machine et retourner à cette réalité virtuelle dans laquelle nous vivons tous. (si vous ne comprenez pas cette dernière phrase vous devez écouter le film ‘’La matrice’’). Il existe quelques façons d’éviter de faire cela à tout le moins partiellement. Il suffit de déclencher une révolution planétaire qui changera à jamais le style de vie de notre société où bien nous pouvons continuer à naviguer en minimisant les contacts avec la race humaine. C’est deux options ne sont malheureusement pas très lucratives et à moins que quelqu’un découvre une façon de vivre sur cette planète sans argent alors la seule solution est de réintégrer la dictature sociale de nos sociétés. Avec cela à l’esprit, la question devient maintenant qu’est-ce que l’on fait après? Est-ce que nous retournons dans nos emplois précédents et allons travailler emmurés entre quatre paravents en tapis et se taper la politique de bureau ou bien allons nous faire quelque chose de complètement nouveau? Cette question devrait être assez facile à répondre après que nous ayons complètement changé nos vies en partant faire un tour du monde mais elle devient très différente une fois que l’on commence à faire le calcul des revenus possibles. Pour chacun de nous, le choix de notre profession que nous avons fait dans le passé l’a été fait pour une très bonne raison; c’est le domaine dans lequel nous étions bons et la réalité est que nous sommes toujours excellents dans ces professions. Cela veut dire que notre métier antérieur est le champ dans lequel nous pouvons faire le maximum d’argent et dans lequel nous ferons le meilleur travail. Bien sur, avec la vision globale que nous avons maintenant nous pourrions partir une espèce de compagnie en commerce ou de service international mais il est très peu probable que ferions plus d’argent que dans nos métiers antérieurs. De plus, à moins que quelqu’un veuille faire le commerce des armes ou bien des épices les options de travail international sont assez limitées tout spécialement rendu à notre âge. Ainsi, pour toutes ces raisons, la plupart des gens retournent à leur vie antérieure mais enrichis de l’unes des aventures les plus incroyable qu’il est possible de faire dans notre monde moderne : nous avons fait le tour du monde en voilier et cet exploit restera avec nous pour le reste de notre vie.lundi 20 février 2012
Marigot


